• Petit voyage généalogique dans le Morbihan, à Meslan, pour suivre les pas d'Yves BELLEC (mon Sosa n°72).

    Il est le fils aîné de Gabriel BELLEC et Jeanne Marie SABRENIC. Ses parents se sont mariés le 28 janvier 1827 à Querrien, dans le Finistère, Yves naîtra un an plus tard, le 6 janvier 1828, à Meslan, dans le Morbihan, le village natal de Jeanne, où le couple est venu s'installer. Mais Yves n'est pas tout seul, et oui, il a aussi une sœur jumelle, Marie "Elisabeth" qui est née un peu après lui, au lieu-dit Kervelen.

    Y comme... dans les pas de Yves BELLEC et Anne GARNIEL
    Actes de naissance de Yves et Marie Élisabeth BELLEC - Archives Départementales du Morbihan - 1828 - Morbihan

    Après eux, viendront deux garçons. D'abord Jean (le 10 avril 1830) puis Guillaume (le 27 novembre 1831). Un peu plus tard je retrouve une fille, Mathurine, qui nait le 11 janvier 1834... mais qui pourtant sera toujours appelée Catherine (même sur son acte de mariage, pas de Mathurine, pas même en deuxième prénom). Puis une troisième fille, Marie Perrine qui nait le 28 décembre 1835 en enfin un dernier fils né le 4 octobre 1838, qui comme son père, portera le prénom de Gabriel.

    Comme une habitude maintenant, je regarde dans les recensements de la commune. En 1836, toute la famille est donc installée à Meslan. Gabriel, le père, est ouvrier et sa femme ménagère. Un foyer donc très modeste.

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    Recensement de la commune de Meslan (Morbihan) - Archives départementales du Morbihan - 1836 -

    Sa mère, Jeanne SABRENIC n'a que 51 ans lorsqu'elle s'éteint au matin du 30 août 1849, à son domicile au bourg de Meslan. Yves a alors 21 ans. Deux ans plus tard, il se marie avec Anne Louise GARNIEL, une fille du Faouët qui a le même âge que lui (ou presque).
    Anne est née le 26 mars 1826, trois ans après le mariage de ses parents, François GARNIEL et Françoise BEGASSE. Elle sera la deuxième fille d'une fratrie de quatre enfants. Malheureusement, elle perd sa mère très jeune, lorsqu'elle à peine sept ans et son petit-frère Yves Jean GARNIEL à peine huit mois. C'est sans doute parce qu'il a tant d'enfants en bas-âge à élever que son père s'est très vite remarié, trois mois après le décès de son épouse, avec Marie Elisabeth LE BARZIC.

    Quoiqu'il en soit, les noces d'Yves et Anne ont lieu à Meslan, le 14 février 1851, en présence de leur familles et de leurs amis.

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    Acte de mariage de Yves BELLEC et Anne GARNIEL - Registre de l'Etat Civil de Meslan - 1851 -
    Archives Départementales du Morbihan

    Leur premier enfant est une fille, qui se nommera comme sa mère, "Anne" Marie BELLEC, qui nait le 1er mai 1852 au lieu-dit Le Guellec à Meslan. Yves et Anne, tous les deux journaliers, vont  au fil des ans, rester à Meslan mais très régulièrement déménager de fermes en fermes au gré des petits travaux qu'ils trouvent à effectuer.

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    Acte de naissance de Anne Marie BELLEC - Registre de l’État Civil de Meslan - 1852 - Archives Départementales du Morbihan

    Trois ans plus tard en effet, Anne met au monde un fils le 2 octobre 1855, Armel BELLEC, qui sera mon ancêtre (Sosa n°36), lui naîtra dans une ferme du lieu-dit Restemboblaye. Mais au recensement de 1856, ils ont déjà déménagé au lieu-dit Les Bugnes... La petite Marie à alors 4 ans, et Armel seulement 6 mois.

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    Recensement de la commune de Meslan - 1856 - Archives départementales du Morbihan

    Quatre encore après, une seconde fille Marie-Catherine nait au lieu-dit Bonigeard, le 21 juin 1859. Et le recensement de la commune en 1861 m'indique que la famille s'est installée au lieu-dit Kerandouarn, où visiblement est née une autre petite fille, Marie-Jeanne qui a alors 10 jours (cependant, je n'ai trouvé ni acte de naissance, ni acte de décès pour cette dernière... étrange...). Anne Marie ne vit plus dans le foyer, peut-être est-ce cette petite servante de 9 ans, Marie BELLEC, qui vit alors dans une ferme du lieu-dit Pencleux...

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    Recensement de la commune de Meslan - 1861 - Archives départementales du Morbihan

    Une petite Marie vient au monde le 24 mars 1862 à Bonigeard de nouveau. Puis en 1867, ils sont alors au lieu-dit Mézomeur, où naîtra leur dernière enfant, Marie-Anne, le 16 août 1867. Malheureusement c'est aussi à Mézomeur que décèdera les deux petites dernières. D'abord Marie-Anne le 27 février 1871, elle avait trois ans ; puis sa grande sœur Marie un peu moins de deux mois plus tard la même année, elle avait 9 ans...

    Au recensement de 1872, Yves BELLEC et Anne GARNIEL sont toujours à Mézomeur où vit également avec eux leur fille Catherine qui a alors 13 ans. Leurs deux aînés travaillent et ne vivent plus au domicile parental.

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    Recensement de la commune de Meslan - 1872 - Archives départementales du Morbihan

    En effet, leur fille Anne Marie est toujours servante au Petit Boblaye, elle a 21 ans et Armel, 17 ans, est domestique au lieu-dit Bodaval, dans le foyer de Joseph LE MOENE et son épouse Marie-Hélène BRIZULLIER.

    En 1877, le 2 janvier, ils assistent au mariage de leur fille Anne Marie avec Yves ROUILLE. A 24 ans, elle est servante et vit au lieu-dit Bodaval.

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    Recensement de la commune de Meslan - 1881 - Archives départementales du Morbihan

    En 1881, nouveau domicile, Yves et Anne sont cette fois installés au lieu-dit les Salles Boblaye (Petit Boblaye), avec eux vit encore avec eux leur fille Marie Catherine âgée alors de 23 ans, et qui le 22 octobre 1881 a mit au monde une petite Marie BELLEC "née de père inconnu". Bien entendu, la fillette vit elle aussi au domicile de ses grands-parents.
    La même année, le 6 novembre, c'est leur fils Armel qui se marie avec Marie-Joseph LE CARDIET (ma sosa n°37).

    Au recensement suivant, en 1886, ils sont toujours aux Salles Boblaye. Mais leur fille Marie Catherine n'est plus là, elle leur a néanmoins laissé la petite Marie, qui a alors 4 ans.

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    Recensement de la commune de Meslan - 1886 - Archives départementales du Morbihan

    Y comme... dans les pas de Yves BELLEC et Anne GARNIELRecensement de la commune de Meslan - 1891 - Archives départementales du Morbihan

    Au recensement de 1891, cinq ans plus tard, c'est cette fois au lieu-dit Ménémorgan que vivent Yves et Anne, toujours avec leur petite-fille Marie, qui cette fois porte le patronyme de Marie (LE) FOULER. Ce qui me fait dire que sa mère s'est donc mariée entre-temps, avec un homme qui a reconnu la fillette suite à leur union. Cependant, la petite ne vit toujours pas avec sa mère. Après l'avoir cherchée, en vain à Meslan et au Faouët, c'est grâce au groupe "Généalogie Morbihannaise" sur les réseaux sociaux que j'apprends, que Marie Catherine est partie vivre à Guilligomarc'h, dans le Finistère, où elle  s'est donc bien bien mariée le 21 février 1884 avec François LE FOULER.

    Y comme... dans les pas de Yves BELLEC et Anne GARNIEL
    Recensement de la commune de Meslan - 1896 - Archives départementales du Morbihan

    Cinq années plus tard à nouveau, Yves et son épouse Anne sont retournés aux Salles Boblaye, où je les retrouve dans le recensement de 1896. Cette année là, leur petite-fille Marie ne vit plus avec eux, n'ayant trouvé aucun acte de décès à son nom, la petite est sans doute partie vivre avec sa mère. A rechercher...

    C'est aux Salles Boblaye que décèdera l'année suivante Yves (LE) BELLEC, le seize janvier 1897. C'est son gendre Yves ROUILLÉ, époux de son aînée Anne Marie qui vient déclarer son décès, accompagné d'un voisin, Jean BRIGARDIS. Yves avait alors 69 ans (et non 67 ans comme l'indique le registre).

    Y comme... dans les pas de Yves BELLEC et Anne GARNIELActe de décès de Yves (LE) BELLEC - Registres de l’État Civil de la commune de Meslan - Archives départementales du Morbihan.

    Quand à son épouse Anne GARNIEL, pour l'instant, je ne sais pas encore quand elle est décédée. Mais en me fiant aux tables décennales de la commune, je sais déjà que ce n'est pas arrivé avant 1912...


      Petite Chronologie des déménagements successifs de Yves et Anne, d'un lieu-dit à un autre...

    1828 - Naissance de Yves BELLEC au lieu-dit Kervelen
    1851 - Mariage avec Anne GARNIEL
    1852 - Naissance de leur première fille, au lieu-dit Le Guellec
    1855 - Naissance de leur fils, au lieu-dit Restemboblaye
    1856 - Ils vivent au lieu-dit Les Bugnes.

    1859 - Naissance de leur deuxième fille, au lieu-dit Bonigeard
    1861 - Ils sont installés au lieu-dit Kerandouarn (Recensement)
    1862 - Naissance de leur troisième fille au lieu-dit Bonigeard
    1867 - Ils sont au lieu-dit Mézomeur (Recensement)
    1871 - Toujours à Mézomeur (décès de leurs deux filles cadettes)
    1872 - Toujours à Mézomeur (Recensement)

    1881 - Au lieu-dit les Salles Boblaye - Naissance de leur petite-fille Marie
    1886 - Lieu-dit les Salles Boblaye (Recensement)
    1891 - Ils sont au lieu-dit Ménémorgan avec Marie (Recensement)
    1896 - De retour aux Salles Boblaye (Recensement)
    1897 - Décès de Yves BELLEC aux Salles Boblaye


    Ci-dessous, soulignès en bleu, les différents lieux-dits dans lesquels ont vécu Yves BELLEC et Anne GARNIEL

    Y comme... dans les pas de Yves BELLEC et Anne GARNIELCarte par Géoportail

    Yves BELLEC et Anne GARNIEL font partis de mes ancêtres "invisibles". Un terme que j'ai finalement adopté facilement depuis que je l'ai lu sur le blog Auprès de nos Racines. Pour paraphraser l'auteure concernant ces "invisibles", "Tous avaient eu une vie très simple : souvent ils étaient nés, s’étaient mariés et étaient décédés dans le même petit village, et ils n’avaient pas eu de profession extraordinaire."

    Toutefois, leur vie est malgré tout l'illustration de la vie difficile, précaire et itinérante des journaliers. Journaliers, brassiers ou manouvriers, représentaient une part importante de la population et vivaient parfois à la limite de la mendicité. En zone rurale, ils subsistaient grâce aux travaux agricoles d'appoint chez les laboureurs ou marchands fermiers mais grâce aussi à la filature de la laine, à l'artisanat ou au transport. Ils servaient encore de main-d'œuvre d'appoint dans le bâtiment, aidaient les bûcherons, fabriquaient des fagots, etc...
    L'itinérance était finalement inévitable, et les domiciles successifs d'Yves et Anne le prouvent, ils ne restaient jamais bien longtemps dans les fermes où ils travaillaient. Et leurs enfants ont très vite dut travailler à leur tour (Anne Marie était déjà domestique à neuf ans) pour gagner leur vie (et du même coup être finalement, une charge en moins pour leurs parents).

    Retracer leur parcours m'a donné envie de suivre les pas de leurs enfants dans de prochaines recherches...


     


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  • Robert Lewis Reid (1862–1929), Her first born,
    1888, huile sur toile, Brooklyn Museum.
    X comme... les enfants anonymes
    Tout généalogiste en a trouvé au moins un - mais en général plusieurs -, un acte de décès, celui d'un enfant. Cette enfant, en général mort-né ou mort quelques heures après sa naissance, qui n'aura même pas eut le droit à un prénom et est simplement inhumé de manière anonyme. Certains ont été ondoyé car "en danger de mort", souvent par la sage-femme. Mais tout de même, si son âme est sauvée, il n'aura pas de prénom pour autant.

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    Les actes sont tous rédigés différemment en fonction de celui qui l'écrit, là plupart sont formels et je vois écrit la plupart du temps : "(...) nous ont présenté un enfant sans vie de sexe masculin qu'ils ont déclaré être né ce soir...(...)" ou encore "(...) un enfant sorti sans vie du sein de sa mère (...)".

     Je me rends bien compte que donner un prénom a un enfant mort-né, qui n'aura pas eut le droit à un baptême, doit-être à la fois horrible et compliqué, mais tout de même... quelle tristesse de ne même pas avoir eut un prénom qui aurait pu être un souvenir, pour ne pas avoir juste à dire "l'enfant". Peut-être un certain nombre d'entre eux étaient-ils des grands prématurés, ou non.

    Certains en revanche sont franchement froids et sans compassion aucune. Pour quelques uns parfois, ce n'est qu'un "enfant", dont on ne saura même pas si c'est une fille ou un garçon.

    X comme... les enfants anonymesEn 1836 par exemple, mon ancêtre Victoire GUAY (=> Lire son histoire) donne naissance à un enfant malheureusement mort né qui ne portera pas de prénom. L'officier de l'état civil écrit alors ces mots, en marge et dans l'acte lui même qu'il "a été présenté le cadavre d'un enfant de sexe masculin (...) lequel enfant est sorti du sein de sa mère aujourd'hui à sept heures du matin, en leur demeure." Et il en sera de même pour celui qu'elle aura en 1840 de son troisième mari, Ambroise FÉLIX (voir ci-contre)

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    Un enfant mort-né ou décédé avant son baptême n'avait pas de sépulture chrétienne et son âme allait dans les limbes. Pour cette raison, lors d’une naissance difficile et/ou si le bébé semblait mal en point on recourrait immédiatement à l’ondoiement.
    Le baptême est un sacrement et ne peut être donné qu’une fois, mais l’ondoiement permet de sauver la petite âme en la lavant du péché originel, sans accomplir toutes les étapes du baptême. Cet acte était souvent appliqué par la sage-femme. Mais cet acte n'impliquait pas forcément de donner un prénom au nouveau-né. Il s'agissait là plutôt d'un acte fait dans l'urgence d'une mort imminente, pour le salut de son âme.

    Cette croyance est très ancienne, puisque déjà dans l’Antiquité, les Grecs pensaient que les enfants mort-nés étaient condamnés à errer cent ans avant d’avoir le droit de franchir le fleuve Acheron.

    J'ai retrouvé deux cas d'ondoiement effectués par la sage-femme dans mon arbre, l'un a finalement survécu et a été aussitôt baptisé. Le second en revanche restera donc "Anonyme" mais sera malgré tout inhumé au cimetière...

     

    X comme... les enfants anonymesActe de décès d'un enfant Anonyme - 1785 - Archives départementales du Morbihan (Meslan)

    "L'an de grace mil sept cent quatre vingt cinq, le douze janvier, a été inhumé au cimetière le corps d'anonime Sceau, né au Botaval hier du légitime mariage de Jean et de Elizabeth Goupil, ondoyé à la maison et décédé hier au-dit lieu... (...)"

    Cette peur de condamner les petites âmes à errer dans les limbes donna également lieu à un rituel particulier, "les sanctuaires de répit", pour en savoir sur cette pratique, je vous encourage à lire cet article : Quand on faisait revivre les enfants morts-nés : les sanctuaires à répit

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    Bien sûr, il faut aussi se mettre à la place des gens de ces époques plus lointaines. La mortalité infantile était courante, sans doute trop pour prendre le temps de s'apitoyer sur toutes ces petites tombes, s'ils ont une véritable sépulture dans le cimetière communal, ce qui n'est pas nécessairement le cas. En guise de cercueil, s'ils en ont, une tuile ou deux peuvent avoir cette office.

    Dans la France ancienne, du Moyen Âge au XIXème siècle, le nouveau-né est en effet une vie qui reste fragile et donc bien souvent éphémère : un nourrisson sur quatre en moyenne n’atteint pas son premier anniversaire et toutes les familles ont perdu un ou plusieurs nourrissons. Je ne pense pas que les gens d'alors y étaient de fait presque insensibles, sans aucun doute ils en étaient affecté mais peut-être l'acceptaient-ils plus aisément car la chose était courante, comme résignés. Et puis, cela parait horrible à dire, mais un autre le remplaçait très vite.

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    Et d'ailleurs, que dire aussi de tout ces enfants nommés mais morts en très bas-âge qui verront leur prénoms si peu de temps porté, attribué à celui de la fratrie qui le suivra ? Finalement, je me dis que d'une certaine façon, leur aîné survivant les "efface" en prenant leur prénom. Ci-dessous, un exemple dans mon arbre, avec ma branche de Seine-et-Marne.

    La persistance dans de nombreuses branches familiales à vouloir transmettre à son aîné(e) non seulement son nom, mais aussi son prénom, explique peut-être cette "habitude" - un peu morbide tout de même de notre point de vue du XXIème siècle - de nommer "celui qui survit" comme "celui qui est mort". Préservant ainsi en quelque sorte la lignée de la famille.

    X comme... les enfants anonymes
    Extrait de mon arbre généalogique avec le logiciel Généatique

    Ainsi mon ancêtre Amand PATROLIN (Sosa n°1364) appela son aîné Amand. Malheureusement, ce fils meurt à l'âge de trois ans. Tant pis, le fils qui nait 7 mois après son décès s’appellera lui aussi Amand PATROLIN, sans même un second prénom pour le différencier de son aîné qu'il ne connaîtra jamais de toute façon. L'un de mes ancêtres donna le même prénom à ces trois premiers enfants, le troisième ayant vécu plus longtemps, la "chaîne" s'arrêta là.

    En parlait-on seulement ? Savait-il ces enfants, qu'ils portaient quelque part "par défaut", le prénom de celui qui "aurait dut être" ? Comme si ces enfants n’existaient réellement qu'en vivant au-delà de leurs  huit ans...

    D'ailleurs, concernant le choix des prénoms donnés aux enfants, il suffit en général de regarder dans ceux qui les ont précédés. L'aîné des garçons porte en général le prénom de son père, l'aînée des filles celui de sa mère. Le second prendra le prénom de son grand-père paternel et le troisième celui de son grand-père maternel... même schéma pour les filles et leurs grand-mères. Bien sûr, ce n'est pas non plus systématique mais cela reste une tradition bien ancrée sur plusieurs siècles. Ma propre grand-mère porte le prénom de sa mère, et son frère celui de son père !

    X comme... les enfants anonymes
    Frank Holl (1845–1888), Her first born (Son premier né), 1877, huile sur panneau, Museum Sheffield.

     


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