• Il y a quelques semaines je vous avais parlé d'un ancêtre à la douzième génération, Nicolas DARGENTON et son épouse Marie ROUX (Lire => Dans les pas de Nicolas DARGENTON (Sosa 2844).
    Cette fois je vous parle de leur fils aîné - qui lui aussi s’appelle Nicolas DARGENTON - et qui est mon ancêtre.
    Toujours dans la commune de Boynes, me voilà lancée dans les pas de Nicolas et de sa femme Marie LEGOUAS, qui vous le verrez, me réserveront une surprise.


    Nicolas DARGENTON a donc été baptisé (sans doute le jour même de sa naissance, l'acte ne le précise pas) dans l'église de Boynes le 6 octobre 1705. Il aura pour parrain Étienne DELACOUR et pour marraine Catherine ROUX, peut-être est-elle sa tante, je n'ai pas encore reconstitué toute la fratrie de sa mère.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de baptême de Nicolas DARGENTON - 1705 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    Avant lui, les trois premiers enfants de ses parents sont morts en bas âge, et après lui viendront quatre autres enfants, dont seuls une fille et un garçon atteindront l'âge adulte. 

    Marie ROUX elle, est la fille de Christophe LEGOUAS et Andrée FAUCONNIER.  Marie est née deux mois après lui, le 5 décembre 1705. Elle est le deuxième enfant de ses parents. Sa soeur Andrée, née un an avant elle n'a vécu que 8 jours. Sept autres enfants sont nés après elle : Christophe (7 janvier 1708), Madeleine (11 décembre 1708), Angélique (15 janvier 1710), Achille (9 mai1711), Marie Anne (9 octobre 1712), Andrée (5 avril 1714) et enfin Jacques (27 juillet 1715). Seuls Christophe, Marie Anne et peut-être Achille (que je ne suis pas sûre d'avoir retrouvé), survivront.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de baptême de Marie ROUX - 1705 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    Leur mère, Andrée FAUCONNIER, qui s'était mariée très jeune - elle avait 17 ans et lui 21 ans -  meurt tout aussi jeune, a seulement 30 ans, le 8 octobre 1716. Deux mois plus tard, c'est son fils Jacques qui est enterré dans le cimetière de Boynes, à peine âgé d'un an et demi. Marie n'a alors pas encore 11 ans (dans deux mois) et est l'aînée d'une fratrie dont la plus jeune, Marie Anne, fête ses 4 ans le lendemain de l'enterrement de sa mère...
    J'ai été assez étonnée de voir que Christophe LEGOUAS, devenu veuf a 35 ans, ne s'est apparemment jamais remarié...

    Nicolas et Marie ont tous les deux le même âge, 25 ans, quand ils se marient à Boynes, le 22 janvier 1731. Parmi les témoins sont cités leurs pères respectifs mais également Savinien DARGENTON, le frère de Nicolas, François FAUCONNIER, le grand-père de Marie, et François FAUCONNIER qui est l'oncle de Marie. Et quelques autres "qui ont signé"... en y regardant de plus près, je vois au moins Jacques DELABORDE et Valentin DAUDIER

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de mariage de Nicolas DARGENTON et Marie ROUX - 1731 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    Leur premier enfant est une petite fille qui nait le 3 septembre 1733, et en tant qu'ainée, elle portera le nom de sa mère, avec néanmoins un ajout, Marie Anne.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de baptême de Marie Anne DARGENTON - 1733 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    Un fils vient au monde le soir du 18 janvier 1736. Il est baptisé le lendemain à l'église de Boynes et portera comme son père et son grand-père avant lui, le prénom de Nicolas, avec pour parrain Achille LEGOUAS (son oncle ?) et pour marraine Angélique LEGOUAS. L'acte m'apprend en même temps que Nicolas exerce le métier de laboureur... mais l'enfant mourra en bas âge 7 mois plus tard, le16 août de la même année.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de baptême de Nicolas DARGENTON - 1736 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    L'année suivante, au matin du 25 novembre 1737, un autre garçon nait et sera lui aussi nommé Nicolas, et celui-ci vivra. Son parrain est Guillaume VASSON et sa marraine Marie HARSANT. Cette année là, Nicolas est désigné comme étant charretier, et non plus laboureur.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de baptême de Nicolas DARGENTON - 1737 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    Après lui arrive mon ancêtre Jacques (Sosa 744), le 2 janvier 1740. Cette fois, son père Nicolas exerce, comme son père avant lui, le métier de Voiturier.
    Puis une troisième garçon Pierre Marie, le 14 février 1743, mais qui ne vivra qu'un jour...

    Le 15 octobre 1745, leur aînée Marie Anne meurt à l'âge de 12 ans. Elle est inhumée au cimetière de Boynes le lendemain "munie du sacrement et de l'extrême onction, en présence de son père".

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de décès de Marie Anne DARGENTON - 1745 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes


    Enfin, une fille du nom de Marie "Michelle" sera la dernière de la fratrie en venant au monde le 8 août 1746.

    Je poursuis mes recherches dans les registres... pour finalement retrouver d'abord la mention du décès de Nicolas DARGENTON qui s'éteint à Boynes le 18 décembre 1760. Le lendemain "a été inhumé dans le cimetiere de cette paroisse le corps de Nicolas Dargenton mort hyer muni des sacrements agé de 56 ans en présence de Nicolas et Jacques Dargenton ses enfants, Savinien Dargenton son frère et Christophe Legouas son beau frère qui ont signé avec nous."

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de décès de Nicolas DARGENTON - 1760 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    En réalité, il avait alors plutôt 55 ans, ce qui reste jeune malgré tout...
    Son épouse lui survivra encore six ans. Je retrouve la mention de son décès, qui est survenu le 13 janvier 1766.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS
    Acte de décès de Marie LEGOUAS - 1766 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    "L'an 1766, le quatorze juin a été inhumée dans le cimetiere de cette paroisse Marie Legouas veuve de Nicolas d'argenton, décédée la veille âgée de soixante ans en présence de Jacques d'argenton son fils et de Jacques Delaborde son oncle qui ont signé excepté le dit jacques d'argenton qui a déclaré ne savoir écrire."

    Les enfants de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS

    J'aurais pu m'arrêter là dans mes recherches, mais j'ai voulu ensuite savoir ce que devenaient leurs enfants. Fait amusant, les mariages de leurs trois enfants "survivants" ont été célébrés la même année, à un mois d'intervalle les uns des autres ! Je doute que ce soit un hasard même si je ne l'explique pas.

    Mon ancêtre Jacques DARGENTON est le premier des trois à "ouvrir le bal des mariages" en épousant Marie-Barbe FONCE le 3 janvier 1767. Puis c'est son frère Nicolas qui se marie le mois suivant, le 24 février, avec Marie Madeleine TRIQUART. Et enfin leur soeur Marie "Michelle" se mariera à son tour le 2 mars 1767 avec Achille DANONVILLE.

    Puis j'ai naturellement voulu retrouver leurs enfants pour tous les trois et là... surprise ! Voilà que je découvre que Marie "Michelle" DARGENTON est aussi l'une de mes ancêtres directes !
    En effet, une de ses filles, Marie-Françoise Michelle DANONVILLE, sera la mère de mon ancêtre Marie GOURDON (sosa 177). Par ricochet, Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS sont donc "deux fois" mes ancêtres et viennent s'ajouter à la liste des implexes de mon arbre généalogique (Un implexe, c'est pour faire simple, un ancêtre qui apparaît plusieurs fois dans un arbre généalogique). Michelle DARGENTON devient donc ma "sosa 711" et la famille DANONVILLE entre dans mon arbre avec son mari Achille, qui devient mon "sosa 710".

    Je parlerais d'eux dans une chronique généalogique.

    Voilà un petit tableau récapitulatif de cet implexe :

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON et Marie LEGOUAS


    Note : J'ai en ma possession tous les actes de naissance et de décès des personnes citées dans cet article.
    S'il vous plait, si vous souhaitez mettre ces informations sur des sites comme Geneanet, Filae ou autre, ayez la politesse de citer mon article comme source de votre information sur les données correspondantes aux individus concernés. Merci d'avance :)

     


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  • Voilà un moment que je n'avais pas écrit une nouvelle chronique généalogique. Me voilà de nouveau inspirée grâce une lointaine cousine retrouvée grâce aux réseaux sociaux, sur un groupe de généalogie. Je me lancée dans la branche des DARGENTON de Boynes. En effet, un de ses ancêtre, Nicolas DARGENTON, est un frère de l'un des mien, Jacques DARGENTON (Sosa 744, la 10ème génération pour moi... c'est un cousinage très très lointain !).

    J'avais déjà écrit une chronique sur Jacques "François" DARGENTON (Sosa 372), soldat de l'armée napoléonienne, modeste cultivateur de Boynes, qui a trouvé la mort loin de chez lui en Espagne dans une ville à l'identité incertaine... (=> Jacques "François" DARGENTON... E comme Espagne)

    **** **** **** ****

    Aujourd'hui je remonte jusqu'à la 12ème génération de mon arbre pour vous parler de l'arrière grand-père de François. Nicolas DARGENTON (mon Sosa 2976). Après quelques péripéties, que je vous détaillerais aussi car elles sont instructives, voilà ce que j'ai pu découvrir sur ce lointain aïeul.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON

    Originaire de la commune d'Estouy (Loiret), Nicolas DARGENTON est né vers 1671. Malheureusement, les registres paroissiaux d'Estouy étant très lacunaires pour cette période, je ne pourrais pas retrouver son acte de baptême. Il me faudra dans l'avenir, tenter de le retrouver dans les registres de catholicité, s'ils existent encore pour cette commune.
    Il est le fils de Rhéné (?) DARGENTON et Joanne (ou Jeanne) GAUCHET. Ce que j'ai appris grâce à son acte de mariage, qui, bien que très court, mentionne au moins la filiation des deux mariés. En revanche, toujours pour des raisons de lacunes dans les registres paroissiaux, je ne sais rien de sa fratrie.
    En revanche, sur l'acte de mariage, il est précisé que Nicolas est "domicilié au moulin de la porte en la commune d'Estouy", ce qui me permet de connaître un détail supplémentaire sur son lieu de vie. Et d'en avoir une idée plus précise en retrouvant cette carte postale.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON


    C'est à Boynes que Nicolas DARGENTON se marie avec mon ancêtre Marie ROUX, le 18 janvier 1700. Car c'est là-bas qu'est née le14 février 1677, sa future épouse. Marie ROUX, a 22 ans le jour de leur mariage, et est la fille de Philippe ROUX et Andrée CHERON.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Acte de mariage de Nicolas DARGENTON et Marie ROUX - 1700 -
    Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    De leur union nait une première fille le 12 février 1701 qui, comme le veut la coutume, est nommée comme sa mère, Marie. Leur deuxième enfant sera un fils, qui nait le 28 janvier 1703, et il portera bien sûr, le prénom de son père, Nicolas.
    Malheureusement, Nicolas meurt en bas âge, le 23 août 1704, le lendemain sa mère accouche d'une petite fille, Marie Louise, qui suivra son aîné quelques heures après sa naissance.
    L'année suivante, un second fils vient au monde, lui aussi sera appelé Nicolas. Celui-ci vivra, car il est mon ancêtre (Sosa 1488) puis une autre fille, Marie-Madeleine (le 25 janvier 1707), arrivera dans leur foyer. L'acte de naissance de cette dernière me donnera un nouvel élément sur son père, il y est précisé qu'il exerce le métier de voiturier.
    Le voiturier est, durant l'Ancien Régime et le XIXe siècle, une personne appartenant ou non à une corporation qui transportait voyageurs et marchandises par voiture attelée ou coche d'eau (définition du Trésor de la Langue Française)

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Acte de naissance de Marie Madelaine DARGENTON - 1707 - Registres paroissiaux de la commune de Boynes
    Dans lequel il est mentionné la profession de son père Nicolas DARGENTON.


    La petite Marie-Marguerite, qui nait le 18 juillet 1708, ne vivra que 3 jours et c'est ensuite d'un enfant mort-né le 5 mai 1709 que Marie accouchera. Enfin Pierre, nait le 14 mars 1710. Il sera le dernier fils du couple.

    Car un an plus tard, Marie ROUX meurt à son tour le 10 mars 1711, a seulement 34 ans. Elle laisse derrière elle un époux devenu veuf à 40 ans avec quatre jeunes enfants à charge.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTONActe de décès de Marie ROUX - 1711 -
    Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    C'est sans doute pour cela que Nicolas ne tarde pas à se remarier.

    En effet, Étiennette MILET devient la belle-mère de cette jeune fratrie le 8 juin 1711, trois mois à peine après l'enterrement de Marie. De quinze ans la cadette de Nicolas, Étiennette se retrouve à 25 ans, mère d'une famille de 4 enfants. Un veuvage si court peut choquer, mais il était en réalité très courant (voire systématique) qu'un veuf à charge de jeunes enfants se remarie aussitôt, la raison avancée en général est le soutien pour élever les enfants.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Acte de mariage de Nicolas DARGENTON et Étiennette MILET - 1711 -

    Registres paroissiaux de la commune de Boynes


    Le malheur frappe de nouveau la famille de Nicolas. La même année c'est l'aînée, Marie DARGENTON qui sera inhumée dans le cimetière de Boynes le 12 octobre 1711, elle n'avait que 10 ans.
    Avec Étiennette il agrandira néanmoins la fratrie avec l'arrivée d'un fils le 3 mai 1712, et qui sera nommé Savinien (un prénom assez rare dans mon arbre). Une petite fille qui restera anonyme naîtra également le 23 janvier 1714 et sera (sauf oubli de ma part) le dernier enfant du couple.

    Le 18 décembre 1736, Nicolas est de nouveau veuf, Étiennette est inhumée à Boynes le lendemain.
    Elle avait "environ 50 ans".

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Acte de décès de Étiennette MILET - 1736 -

    Registres paroissiaux de la commune de Boynes

    Et c'est là que je perds un moment, la trace de Nicolas DARGENTON... car il n'est pas décédé à Boynes. Il est donc partit ailleurs, mais où ? J'aimerais pourtant retrouver sa date de décès (qui me donnera un âge, approximatif ou non, me permettant de calculer son année de naissance). Il n'est nulle part dans les registres de Boynes, je suis coincée.

    Le piège des données en lignes...

    En général dans ces cas là - et uniquement dans ces cas là - je me tourne vers les sites généalogiques pour voir si éventuellement, quelqu'un l'a retrouvé. Mais personne ne semblait avoir ces deux informations. Et sur le moment, je n'ai pas pensé à Estouy (allez savoir pourquoi). Néanmoins, tout ça m'a permis de me conforter dans mon idée de me méfier comme de la Peste des données présentes sur les sites en ligne, qu'il ne faut jamais prendre au pieds de la lettre... explications...
    C'est ma "nouvelle cousine" qui grâce au site Filae retrouve alors la trace de deux enfants de Nicolas... en région parisienne. Coup de théâtre ! Je n'aurais jamais pensé à les chercher par là-bas ! (Merci à toi Nanoukath, si tu passes par là).
    En effet, Marie Madeleine DARGENTON se marie à Versailles dans la paroisse de St Symphorien de Montreuil avec Nicolas LANGUILLE, natif de Versailles... mais dont le patronyme est aussi dans mes branches loirétaines (à creuser !).

    Quand à Pierre DARGENTON, le cadet de Nicolas et Marie ROUX, alors journalier, il se marie le 28 août 1742 à Viroflay, dans les Yvelines avec Marie Madeleine EGLOU... c'est grâce à cet évènement que je vais avoir une nouvelle piste pour retrouver Nicolas... mais aussi que je vais être induite en erreur par les données du site (dans ce cas précis, Filae). Car je n'ai pas accès à l'acte lui-même, mais aux données brutes qu'une personne a retranscrites en fonction de ce qu'elle a lu ou cru lire (et c'est là que c'est problématique). Il est précisé assez laconiquement : "INFO PÈRE : Voiturier à Etouy (60)".
    J'ai été amusée que Nicolas se soit retrouver, selon Filae, à travailler dans un village de l'Oise du nom d'Etouy. Mais après tout pourquoi pas ? Il y a bien une commune nommée Etouy dans l'Oise (j'ai vérifié), et je l'ai appris, une branche collatérale des DARGENTON s'établira un petit moment non loin... alors vraiment, pourquoi pas ? C'était probable.
    Mais pourtant pas de traces de Nicolas dans les registres d'Etouy...
    Je cherche alors l'acte de mariage de Pierre et Marie Madeleine à Viroflay, histoire d'avoir l'acte sous les yeux et non pas seulement les données "retranscrites". Ce que j'aurais dû faire dès le départ, car je constate deux choses :
    La première, c'est que la mariée s’appelle Marie Madeleine EGLON et non pas EGLOU, il suffit de comparer dans d'autres mots la forme des N pour s'en convaincre. Et la deuxième c'est qu'il y est précisément écrit :

    "(...) Le 5 août en la permission de Nicolas Darjanton ancien voiturier demeurant au vaux paroisse d'étouy qu'il donne a son fils du premier lit Pierre Darjanton journallier de cette paroisse de Viroflay daté du 26 juillet 1742 et passé à l'étude daviot (?) notaire à Boynes de le marier avec Marie Magdeleine Eglon (...) "

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Extrait de l'acte de mariage de Pierre DARGENTON et Magdelaine EGLON -
    Registres paroissiaux de la commune de Viroflay (Yvelines)

    Aucune mention du département de l'Oise, donc, la personne qui a transcrit et mis ces données en ligne sur Filae s'est seulement contentée de supposer cette information en se fiant sans doute (sans vérifier) à l'orthographe employé (pourtant approximatif, bien que j'ai vu pire) ou en le copiant sur une autre personne qui l'a fait.
    Une information me fait soudain réaliser que ma première impression était une piste que j'aurais dû creuser (si j'avais pensé à aller chercher l'acte de mariage tout de suite avant de fouiller pendant des heures dans les registres d'Etouy dans l'Oise). Indépendamment du fait que Nicolas ait donner son accord par l'intermédiaire d'un notaire de Boynes - ce qui déjà en soi prouve qu'il ne vivait pas du tout dans l'Oise -  c'est surtout la mention des Vaux, qui est un lieu-dit de la commune d'Estouy... dans le Loiret, qui confirme le lieu de vie Nicolas avec certitude. Voilà qui est plus logique !

    Le retour à Estouy...

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Carte de l'état major (1820-1866) - Source : Géoportail

    Ni une ni deux, me voilà parcourant les registres paroissiaux d'Estouy. Et j'y retrouve Nicolas DARGENTON.
    Sa vie s'achève aux Vaux où il était donc parti s'installer en tant que voiturier. Il est inhumé au cimetière d'Estouy le 18 février 1751, en présence de son fils aîné Nicolas DARGENTON et de deux autres témoins, Étienne TRIQUART et Michel BULTÉ.

    Dans les pas de Nicolas DARGENTON
    Acte de décès de Nicolas DARGENTON - Registres paroissiaux de la commune d'Estouy (Loiret)

    C'est finalement grâce à son acte de décès que j'ai pu donner une année de naissance approximative, car il est précisé qu'il avait environ 80 ans le jour de son décès.

    Les enfants de Nicolas DARGENTON...

    Mon aïeul Nicolas DARGENTON aura donc eut 10 enfants de deux lits différents.
    Six d'entre eux mourront en bas âge.
    Parmi les quatre autres, deux seulement resteront à Boynes. D'abord mon ancêtre Nicolas DARGENTON, lui aussi voiturier, qui se mariera le 22 janvier 1731 avec Marie LEGOUAS.
    Son demi frère, Savinien DARGENTON, se mariera à Boynes également, le 2 septembre 1737 avec Françoise PERDIGEON. L'un et l'autre y resteront toute leur vie.
    Marie Madeleine DARGENTON, devenue domestique, se mariera par deux fois à Versailles, d'abord avec Nicolas LANGUILLE en 1730 puis avec Jean RIMBERT dix ans plus tard.
    Son frère cadet Pierre DARGENTON partira s'installer à Viroflay (dans les Yvelines) où il se mariera avec Marie Madeleine EGLON.


    Ce que j'aimerais faire dans un avenir proche pour compléter mon"dossier" :


    - Voir si je peux retrouver l'acte de naissance de Nicolas dans d'éventuels registres de catholicité.
    - Retrouver du même coup sa fratrie
    - Aller faire quelques photos dans la vallée d'Estouy, notamment aux Vaux et au Moulin de la Porte, dès que je peux sortir librement de chez moi.
    - Me rendre au cimetière d'Estouy voir s'il reste (on ne sait jamais) quelques tombes très anciennes (on ne sait jamais !).


    En conclusion, cette histoire m'aura aussi rappeler pourquoi je ne veux pas me contenter de copier les arbres fait par d'autres. Je préfère très largement faire mes propres découvertes dans les archives. Les sites en ligne ne me sont utiles que lorsque je suis irrémédiablement coincée sur une branche et qu'un ancêtre semble avoir disparu des radars. Et à la condition de vérifier l'information, cet exemple sur ce qui est donné sur Filae est un parfait exemple, certains donnent des informations qui ne sont visiblement même pas inscrites dans les registres eux-mêmes, induisant en erreur ceux qui recherchent l'information.
    Et puis "copier un arbre" ce n'est pas "faire son arbre"... ça retire selon moi toute la magie des recherches et des découvertes.
    Mais comme quoi, même après 23 ans de recherches en archives, on peut encore céder parfois à la facilité et se faire piéger par des informations erronées. On ne m'y reprendra plus !

    "TOUJOURS VÉRIFIER LES DONNÉES" devrait être le mantra de tous les généalogistes :)

    Note : J'ai en ma possession tous les actes de naissance et de décès des personnes citées dans cet article.
    S'il vous plait, si justement vous souhaitez mettre ces informations sur des sites comme Geneanet, Filae ou autre, ayez la politesse de citer mon blog comme source de votre information sur les données correspondantes. Merci d'avance :)

    Merci encore à ma "cousine très éloignée", qui m'a relancée sur cette branche et m'a donner des informations que je n'aurais pas retrouvées sur les branches parties en dehors du Loiret. J'ai hâte de continuer notre entraide sur cette branche DARGENTON.

     

     

     

     


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