• Au cours de mes recherches dans l'état civil de la commune de Givraines (Loiret), concentrant mes recherches sur le patronyme BOUTET / BOUTTET (très présent), je retrouve la trace de mon très lointain aïeul, Charles BOUTET (Sosa 2886). 
    Je suis au XVIIème et la recherche est laborieuse tant l'écriture est compliquée à déchiffrer. Par économie de papier, très cher à l'époque, les actes sont inscrits l'un dernière l'autre avec des marges très serrées, ce qui ajoute une difficulté. Sans compter l'économie de mots.


    Néanmoins je retrouve la trace du mariage de Charles BOUTET, inscrit au registre le 16 février 1672 à Givraines. Il a 28 ans et sa jeune épouse, Marie Aymée (ou Edmée) BOURASSIN n'a que 16 ans. [Leur âge a été calculé d'après leurs actes de naissance].

    Grande fratrie : Les enfants de Charles BOUTTET et Aymée BOURASSIN
    Acte de mariage de Charles BOUTET et Aymée BOURASSIN - 1672 - État Civil du Loiret (p.94)

    Famille très nombreuse...

    Au fil des pages, je vais ensuite me lancer dans la recherches de leurs enfants... le premier arrive très vite, un garçon qui nait le 26 janvier 1673 qu'ils nommeront Pierre. Il sera suivit de Charles (né le 26 avril 1674) ; Georges (né le 23 juillet 1676) et Estienne (né 12 novembre 1679).

    Un mois plus tard, le petit Charles meurt à l'âge de trois ans. Le prochain enfant à naître est donc appelé Charles lui aussi - la persistance à vouloir conserver un prénom en plus du patronyme dans la famille est forte, le principe est très courant à l'époque mais nous paraît inconcevable aujourd'hui.
    L'autre Charles nait le 14 janvier 1681 et ne sera pas le dernier de la fratrie...
    Un sixième garçon, nommé Germain viendra au monde le 30 janvier 1683.
    La première fille de la fratrie, Madeleine, arrivera ensuite le 20 août 1684 et sera suivie de deux autres garçons : François (né le 23 juin 1686) et Toussaint (né le 1 août 1688).

    Après neuf grossesses et avec huit enfants à la maison, Charles et Aymée aurait pu s'arrêter là... mais non, la famille continue de s'agrandir. Le 12 mars 1690 Aymée met au monde des jumeaux, Jacques et Anne. Malheureusement ils mourront tous les deux en bas âge à quelques jours d'intervalle. D'abord Anne le treize septembre 1691, puis son frère Jacques, le 24 septembre 1691.

    Un fils nommé Jean serait ensuite né vers 1691. Si je n'ai pas (encore) retrouvé son acte de naissance mais j'ai son acte de décès, inscrit au registre de la commune le 22 octobre 1698, il avait 7 ans.

    Une troisième fille vient agrandir un peu plus la fratrie, Jeanne est baptisée à Givraines le 10 mars 1692 mais décèdera en bas âge en novembre de la même année.

    Arrive ensuite une deuxième paire de jumeaux pour Aymée et Charles. Deux garçons, Aignan et Victor arrivent dans le foyer le 11 octobre 1693. La encore ils ne vivront pas. Victor ne survivra que deux jours et son frère deux mois.

    Un autre fils naîtra le 26 septembre 1694 et portera aussi le prénom Aignan comme son frère décédé un an plus tôt. Mais l'enfant décède le lendemain.

    Deux filles suivront encore. Barbe nait le 26 février 1696 puis sa soeur Françoise le 11 février 1699.

    Cette suite impressionnante de naissances s'achèvera enfin en 1700 avec la naissance d'un dernier garçon, Noël, qui nait le 14 février 1700.

    Le bilan d'une vie...

    En cette année 1700, leur mère, Aymée a alors 44 ans et son mari Charles 57 ans.
    Elle a supporté 17 grossesses sur une période de 27 ans et aura mis au monde 19 enfants. Neuf de leurs enfants sont morts en bas âge. Toutefois je n'ai encore pas trouvé la date de décès de Georges et Estienne BOUTET.
    En 1700, 10 (ou 8 tant que je n'aurais pas retrouvé leur trace) sont donc en vie.

    Le 8 septembre 1718, Charles BOUTET est inhumé à Givraines, à l'âge de 75 ans.
    "soixante et quinze ans, trois mois et trois semaines", précise le curé... à cet âge et surtout à cette époque, sans doute que cela compte !

    Grande fratrie : Les enfants de Charles BOUTTET et Aymée BOURASSIN
    Acte de décès de Charles BOUTET - État Civil du Loiret

    Son épouse, le rejoindra quinze ans plus tard, le 6 mars 1733, elle avait 79 ans.

    Grande fratrie : Les enfants de Charles BOUTTET et Aymée BOURASSIN
    Acte de décès Aiméé BOURASSIN - État Civil du Loiret

    L'acte de décès précise la présence de "Pierre, Charles, François et Noël Boutet, ses enfants, [et] de plusieurs autres parents et amis qui ont déclaré ne savoir signer"

    Dans l'intervalle, Aymée aura pu assister au mariage de sept de ses enfants. Et plusieurs d'entre eux, par les différentes alliances au fils des siècles, s'avèreront être mes ancêtres directs. Ils sont un peu la "fratrie originelle" pour cette branche !

    Suite de mariages et pour moi... cousinages en série !

    Pierre BOUTET, le premier né de la fratrie se marie à 27 ans avec Françoise COUTURE le 25 janvier 1701, alors même que son dernier petit frère fêtera bientôt son premier anniversaire. Ils auront huit enfants.

    Son frère Charles BOUTET, devient vigneron et se marie à 26 ans, avec Anne PERCHERON le 5 décembre 1707. Ils sont l'un et l'autre mes sosas 1492 et 1493. Mais aussi, par le méli-mélo des cousinages au fil des générations, mes sosas 2944 et 2945 ! (Je parlerais des implexes dans un prochain article...). Deux de leurs quatre enfants en effet, comptent parmi ancêtres directs.

    Sa soeur Madeleine BOUTET se marie la même année le 22 novembre 1707 à Givraines avec Jean GUAIN à l'âge de 23 ans.

    François BOUTET épouse le 23 novembre 1711 Marie BERTHIER à Echilleuses (Loiret).

    Toussaint BOUTET - qui est, lui aussi, l'un des mes ancêtres direct, mon sosa 1448 - se marie avec Catherine LAROCHE (ma sosa 1449) le 7 février 1713, toujours à Givraines. Je lui ai trouvé pour l'instant deux enfants.

    Sa soeur, Barbe BOUTET - également l'une de mes ancêtres directe, ma sosa 1443 - se marie le 16 février 1722 à Givraines avec Jean CHAUMERAT. Ils auront six enfants.

    Le mariage de Françoise BOUTET avec Louis BOURDEAU sera célébré à Givraines le 3 février 1730.

    Enfin, le petit dernier, Noël BOUTET se mariera avec Anne BOURASSIN le 22 septembre 1733. J'ai retrouvé pour le moment, cinq enfants nés de ce couple.

    Bien entendu, comment ne pas remarquer que son épouse, porte le même patronyme que sa mère ? Et puis l'un des frères de Anne s'avère être aussi l'un de mes ancêtres direct, et porte le numéro Sosa 722.

    Sur une commune comme Givraines, où les familles ont peu ou pas du tout bougé, rien d'étonnant à retrouver autant de recoupements à partir d'une fratrie si nombreuses et si lointaine dans le temps. Quel est donc le lien de parenté entre Noël BOUTET et Anne BOURASSIN ? Il n'est pas si évident, pas besoin d'une quelconque dispense pour ce mariage.

    Grande fratrie : Les enfants de Charles BOUTTET et Aymée BOURASSIN
    Le lien de parenté entre Noël BOUTET et Anne BOURASSIN (via Généatique)

    => BOUTET Noël (° 1700) est le fils de BOUTET Charles (° 1643 + 1718), qui est aussi le père de BOUTET Pierre (° 1673 + 1743), père de BOUTET François (° 1708 + 1749), qui est le conjoint de BOURASSIN Marguerite, la fille de BOURASSIN Louis (° 1674 + 1743), qui se trouve être est aussi le père de BOURASSIN Anne (° 1706).

    Pour résumer plus simplement, Anne BOURASSIN est la soeur de la nièce par alliance de Noël BOUTET.

    Bien sûr, un cousinage entre le beau-père et la mère de Noël n'est pas à exclure non plus, mais je n'ai pas encore exploré cette possibilité. Toutefois, Louis BOURASSIN est quand même mon sosa 1444 et l'une de ses soeurs (la tante de Anne BOURASSIN) est aussi une de mes aïeule directe et porte le numéro sosa 1461. Vous arrivez à suivre ? Ne vous en fait pas, je m'y perds très souvent parmi mes ancêtres de Givraines. Dans ces moments là, je remercie mon logiciel de généalogie qui créait les différents liens à ma place...

    Il me reste aujourd'hui à retrouver la descendance complète de tous les enfants de Charles et Aymée... il y a fort à parier que je raccorderais d'autres branches à celle-ci !
    Je dois aussi retrouver la trace de Georges et Étienne, pour lesquels je n'ai que l'acte de naissance.


    A noter qu'il y a une autre famille BOUTET-BOURASSIN à Givraines à cette même période : Charles et Louise qui ont eu 3 enfants
    Louise, née le 24 avril 1679
    Marie, née le 7 juillet 1684
    Pierre, né le 6 novembre 1686



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  • De la fratrie naturelle, à l'énigme généalogique...

    Marie Anne LEGIVRE
    (appelée Marianne ou Anne Elisabeth selon les registres) est la soeur aînée de mon ancêtre Marie Madelaine LEGIVRE (Sosa n°161).

    Son père, Jacques LEGIVRE, se remarie à l'âge de 62 ans à Yèvre-le-Châtel avec Anne BOUVART, âgée de "seulement" 39 ans, dans la commune de Yèvre-le-Châtel d'où est originaire son épouse. Déjà père de trois grands enfants nés de son premier mariage, Jacques LEGIVRE aura deux autres filles avec Anne BOUVART.
    Marie Anne Elisabeth, le 23 mars 1889 puis Marie "Madeleine", mon ancêtre le 28 mars 1890.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE et ses enfants
    Arbre généalogique d'après le logiciel Généatique

    L'une comme l'autre auront une vie "atypique" à la fois banale pour l'époque et surprenante. J'ai déjà parlé de Marie Madeleine dans mon article sur les enfants naturels et son fils qui porta le patronyme de NAPOLÉON avant d'être reconnu à titre posthume par sa mère. J'y reviendrais peut-être dans un autre article...

    S'il est difficile, et même impossible, de savoir aujourd'hui le pourquoi du comment, il s'avère que cette branche me réservait d'autres surprises. Car sa soeur aînée, Marie Anne LEGIVRE eut à son tour non pas un... mais quatre enfants naturels en l'espace de dix ans. J'imagine qu'ils pouvaient être du même père, ou pas, impossible de le savoir vraiment, les déclarations de grossesses n'étant plus d'actualité à cette époque.

    Voici pour l'instant ce que j'ai pu retracer de sa vie, dans la limite de ce que m'ont appris les registres d'état civil :

    Marie Anne - qui plus tard sur les registres sera nommée "Anne Elisabeth" ou "Marianne" née donc dans la commune de Yèvre-le-Châtel le 23 mars 1789. Son père est alors vigneron dans cette paroisse. Son parrain fut Pierre LEGIVRE, de la paroisse d'Ascoux et sa marraine Marie Anne BOUVARD (si la filiation parait certaine avec leur filleule, je ne les ai pas encore replacés dans mon arbre).

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE
    Acte de naissance de Marie Anne LEGIVRE - Etat Civil du Loiret

    Jacques LEGIVRE, son père, décède à l'âge de 75 ans en 1800. Marie Anne a alors seulement onze ans.
    A vingt-deux ans, alors domiciliée chez sa mère à Souville, elle met au monde son premier fils, le 20 juillet 1811 à 8h00 du matin. C'est la grand-mère de l'enfant qui vient le déclaré en mairie et lui donne les prénoms de Jacques Germain.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE

    "L'an mil huit cent onze le vingt de juillet (...) sont comparus Anne Bouvard, veuve de feu Jacques Le Givre, âgée de soixante ans, domiciliée à Souville laquelle nous a présenté un enfant, de sexe masculin, fils naturel de Anne Elisabeth LEGIVRE, âgée de vingt deux ans, domiciliée à Souville chez la veuve LE GIVRE sa mère et auquel elle a déclaré vouloir donner les prénoms de Jacques Germain (...)"

    Naissance oui, mais pas reconnaissance, elle viendra plus tard, beaucoup plus tard...

    Trois ans plus tard, le 5 août 1814, Marie Anne a 25 ans et donne naissance à un second fils, lui aussi "né de père inconnu". Cet enfant, qui portera les prénoms de François Jules, vivra à peine 8 mois, puisqu'il décèdera le 23 mars 1815. Je n'ai trouvé aucun acte de reconnaissance pour lui.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE
    Acte de naissance de François Jules LEGIVRE - État Civil du Loiret

    Deux années passent avant qu'un troisième fils ne vienne au monde, le 6 juin 1816.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE
    Extrait de l'acte de naissance de François Adolphe LEGIVRE - État Civil du Loiret

    Ce troisième fils, François Adolphe, sera déclaré par sa tante Madelaine LEGIVRE. Pour lui également, la reconnaissance par sa mère viendra très tardivement.  "L'an mil huit cent seize le six juin, par devant nous Jean Hughe Hercule DEREY, maire officier public de l'état civil de la commune de Souville, arrondissement de Pithiviers (...) est comparu Madelaine Legivre fille majeure âgée de vingt cinq ans domiciliée à Souville, laquelle nous a présenté un enfant de sexe masculin né ce jourd'huy à trois heures de l'après midy, de Marie Anne Legivre, sa soeur âgée de vingt sept ans domiciliée à Souville, place du carrefour et d'un père inconnu, et auquel ont déclaré vouloir donner les prénoms de François Adolphe (...)"

    L'histoire de cette fratrie peu ordinaire ne s'arrête pas là, puisqu'un quatrième et dernier fils viendra l'agrandir.
    En effet, le 28 février 1821 nait Jean Baptiste Medez LEGIVRE.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE
    Extrait de l'acte de naissance de Jean Baptiste Medez LEGIVRE - État Civil du Loiret

    "L'an mil huit cent vingt et un le vingt huit février, par devant nous Villette Jacques chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur, maire officier public de l'état civil de la commune de Souville (...) est comparu Louis MArchand, vigneron domicilié à Souville accompagné de Louis Gauliard maître maçon aussi domicilié audit Souville, lesquels nous ont déclaré que ce jourd'huy Anne Legivre est accouché à deux heures du matin d'un enfant mâle auquel on déclaré vouloir donner les prénoms de Jean Baptiste Medez, fils naturel de Anne Legivre."

    Reste la reconnaissance de chacun de ses fils. Et là encore, la démarche est étonnante. Comme sa soeur Madelaine, qui ne reconnaîtra son fils qu'après la mort de celui-ci, Marie Anne laissera passer de nombreuses années et tant qu'à faire, reconnaîtra ses trois survivants en même temps (je n'en ai trouvé aucun pour François Jules). Cette reconnaissance commune a donc lieu  le 29 mai 1843, et Marie Anne à alors 55 ans. Son aîné Jacques Germain a 32 ans, François Adolphe 27 ans et Jean Baptiste Medez 22 ans.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE

    "L'an mil huit cent quarante trois le vingt neuf mai à une heure du soir (...) est comparu demoiselle Legivre Anne Elisabeth âgé de cinquante cinq ans, journalière demeurant en cette commune, laquelle nous a déclaré qu'elle de reconnaissait mère de trois enfants, tous de sexe masculin, inscrits sur les registres de l'état civil de la commune de Souville réunie à Yèvre le Châtel. Le premier sous le nom de Jacques Germain né le vingt deux juillet mil huit cent onze, le deuxième (...) sous le nom de François Adolphe, né au même lieu le six juin mil huit cent seize, le troisième (...) né au même lieu le 28 février mil huit cent vingt et un sous les noms de Legivvre Jean Baptiste Medez, nés tous d'elle et d'un père non déclaré (...)"

    Sauf si une naissance m'a échappé, Jean Baptiste Medez sera donc le dernier fils naturel de Marie Anne, qui restera célibataire jusqu'à sa mort en 1849 à l'âge de 60 ans. Elle décèdera au domicile de son fils aîné Jacques, seul des trois mentionné sur son acte de décès.

    Et que sont devenus ses fils ?

    Jean Baptiste Medez, exerçant alors la profession de maçon, se marie à 25 ans le 26 octobre 1846 à Yèvre le Châtel, avec Marie Antoinette Virginie BERNAISSE, avec qui il aura au moins deux enfants, dont seul l'aîné, un fils, atteindra l'âge de se marier à son tour.
    "Hasard" de la généalogie, Marie BERNAISSE est la soeur de mon Sosa 84, Charles BERNAISSE, un tailleur de pierre dont la petite fille épousera mon arrière arrière-grand-père Camille LEGIVRE, arrière petit-neveu de Marie Anne.


    Petite généalogie simplifiée :

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE

    Vers une énigme généalogique...

    Cette "fratrie naturelle" me réservera une dernière surprise en révélant une anomalie dans la tenue des registres décès.

    En effet, je trouve un premier acte de décès, celui de François Adolphe LEGIVRE établi le 26 avril 1851 à Yèvre-le-Châtel. Les déclarants sont deux de ses voisins, Jacques Etienne BOUDET, un maréchal-ferrant de 41 ans et Alphonse Toussaint VILLETTE, un cultivateur de 36 ans, venus annoncer son décès le jour même. François Adolphe, célibataire pour lequel il est précisé en marge de l'acte qu'il était âgé de 34 ans, est décédé au domicile de son frère Jacques (Peut-être y habitait-il aussi ?). Je prends donc note... âge, prénoms et filiation correspondent, sans aucun doute possible sur l'identité du défunt.


    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE et ses enfants


    Et puis,
    inscrit dans les registres le 25 mai 1870, je trouve un autre acte de décès pour... François Adolphe LEGIVRE :

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE et ses enfants
    Extrait d'un Acte de décès au nom de François Adolphe LEGIVRE - État Civil du Loiret

    "LEGIVRE François Adolphe, âgé de cinquante quatre ans, domicilié à Souville commune de Yèvre-le-Châtel, né au dit Souville, célibataire, enfant naturel reconnu de sa mère Marianne Legivre, décédée, est décédé en son domicile ci-dessus indiqué."

    Il y a une évidente erreur de prénoms... Oui mais... le décédé est dit avoir l'âge de 54 ans, il serait donc né vers 1816, ce qui correspond bien à l'année de naissance de François Adolphe LEGIVRE, fils de Marie Anne LEGIVRE !

    Je m'étonne également de l'identité d'un des déclarant, car le premier inscrit est présenté comme son frère... Amédé LEGIVRE, un maçon de 49 ans. Cet homme, frère du défunt, serait donc né vers l'année 1819 à Souville, si bien sûr, l'âge donné est bon.
    Le seul frère survivant de cette fratrie devrait pourtant être logiquement Jean Baptiste Medez (qui est né en 1821)... une erreur de deux ou trois ans reste possible, mais de là à changer son prénom... peut on se tromper sur autant de choses, jusqu'à l'identité même du défunt ? Surtout déclaré par son propre frère, dont le prénom aussi serait alors erroné !

    J'ai relu à de nombreuses reprises les registres de Yèvre-le-Châtel, je n'ai trouvé aucun Amédé LEGIVRE, fils de Marie Anne LEGIVRE qui serait né dans la commune (Bien que je me sois arrêtée à l'année 1825...).
    Alors je m'interroge sur toutes ces incohérences...

    Dans la commune, il y a seulement le petit-fils de Madeleine LEGIVRE, Etienne Amédé, qui n'est pas un frère mais un petit cousin, et qui a à peine 23 ans en 1870. Je l'élimine donc des possibilités (ou bien j'ajoute deux autres erreurs au registre, au choix...).

    Une chose est certaine, Jean Baptiste "Menez" LEGIVRE est décédé le 23 septembre 1887 à Yèvre-le-Châtel à l'âge de 66 ans. Et là, aucun doute possible, tous les éléments correspondent.

    Dans les pas de... Marie-Anne LEGIVRE et ses enfants
    Acte de décès de Menez LEGIVRE - État Civil du Loiret


    En attendant, François Adolphe est-il décédé en 1851 ou en 1870 ? Pour chacun des deux actes, l'âge au décès correspond à sa date de naissance. Par défaut, j'ai considéré que le premier inscrit au registre correspond et que l'autre est erroné, même si je ne m'explique pas une erreur de cette importance. Dans le doute malgré tout, je n'ai inscrit aucune date pour le décès de Jacques Germain, pour lequel par élimination devrait correspondre l'acte de 1870.

    Dois-je vraiment chercher un cinquième frère prénommé Amédé ? S'il y en a un quelque part, il ne peut pas avoir 49 ans en 1870, ou c'est encore une erreur...

    Aucune tombe du cimetière de Souville n'a été conservée et il a entièrement disparu. Aucun relevé n'existe. Aucune tombe - avec une inscription encore conservée - ne correspond également dans le cimetière de Yèvre-le-Châtel, au pieds de l'église Saint-Lubin.

    Je reste donc sur cette énigme mais ne l'abandonne pas pour autant, dans l'espoir de trouver de nouvelles pistes sur Marie Anne et ses fils... peut-être sur d'éventuels actes notariés, s'il y en a...

     


    2 commentaires
  • Pour ce dernier jour du #ChallengeAZ, la lettre Z correspondra à un autre prénom original porté par l'une de mes collatérales et que j'ai trouvé, encore une fois, dans les registres d'état civil de la commune de Givraines (Loiret). Pour les prénoms originaux vous pouvez lire (ou relire) deux de mes précédents articles : Originalité des prénoms et Appolonius.

    Zylda, Appoline BOUTTET est la petite dernière d'une fratrie de six enfants. Elle est la fille de Edmond, Floriselle, Stéphane BOUTTET et de Marie Alphonsine MARCHAIS. De leur mariage célébré à Manchecourt (Loiret) en 1884 naîtront donc six enfants : Gaspard Armand ; Gaston Appolinaire ; Alphonse Florisel ; Julien Mérovée ; Armantine Céleste et Zylda Appoline. Malheureusement seulement trois atteindront l'âge adulte. Gaston décède six semaines après sa naissance (1886) et Alphonse à l'âge de 3 mois (1887), tout comme sa petite soeur Zylda (1895).

    Je n'ai pas donc malheureusement pas beaucoup de choses à dire sur Zylda, si ce n'est qu'elle est née le 11 juin 1895 et meurt le 4 septembre de la même année. Savoir qu'elle n'a pas vécu suffisamment d'années pour avoir ses propres enfants a coupé court mon enthousiasme lorsque j'ai découvert cette petite fille au prénom si originale pour l'époque. Un prénom que je n'ai pas retrouvé ailleurs dans les registres (pour le moment) et qui a donc disparu avec elle.

    Je m'interroge encore sur le choix de ce prénom, car je n'en pas trouvé l'origine à ce jour.
    Mais ce n'est cela dit, pas le seul prénom qui m'a laissée perplexe dans cette commune...

    Z comme Zylda #ChallengeAZ


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