• Tutoriel : La numérotation Sosa Stadonitz

    La numérotation de Sosa-Stradonitz, souvent écrite "numérotation Sosa", est une méthode de numérotation des individus utilisée en généalogie permettant d’identifier par un numéro unique chaque ancêtre dans une généalogie ascendante (vous partez d'un individu, numéroté 1 - appelé le "de-cujus" - et vous remontez !).

    Petit cours d'Histoire - trouvé sur Wikipédia :

    Elle fut mise au point par le franciscain et généalogiste Jérôme de Sosa en 1676 dans son ouvrage Noticia de la gran casa de los marqueses de Villafranca, reprenant en cela la méthode publiée à Cologne en 1590 par Michel Eyzinger qui avait déjà utilisé ce système de numérotation.

    Cette méthode fut reprise en 1898 par Stephan Kekulé von Stradonitz. Ce généalogiste, fils du chimiste renommé Friedrich Kekulé von Stradonitz, popularise la méthode dans son Ahnentafel-Atlas. Ahnentafeln zu 32 Ahnen der Regenten Europas und ihrer Gemahlinnen, contenant 79 tableaux d’ascendance de souverains européens et de leurs conjoints.

    Cette numérotation est aujourd’hui universellement reconnue par les généalogistes. Elle est la plus pratique et la plus utilisée pour une généalogie ascendante. C'est celle qu'on m'a apprise quand j'ai débutée et c'est donc celle que je j'utilise.

    En lisant mes différents articles, vous avez d'ailleurs certainement remarqué que je dis souvent "mes sosas" ou "mon sosa", pour parler de mes ancêtres directs, qui sont par définition les seuls à porter un numéro Sosa.

    En revanche, il n'existe aucune numérotation pour les "collatéraux" (frères et soeurs de vos ancêtres directs - sosas - et tous leurs descendants). C'est un peu à chacun, s'il le souhaite, d'essayer de créer une numérotation qui sera propre à son arbre et permettra de situer tel ou tel individu collatéral. Ce n'est pas impossible, mais ça reste très fastidieux de trouver un système "qui marche". C'est un peu ce que j'essaie de faire en réfléchissant en même temps sur mon système de classement de documents : Lire - Comment classer tout ça ?
    Mais j'arrive assez vite à un code numéraire relativement long pour certains individus.

    La numérotation des individus est INDISPENSABLE, sinon vous serez vite perdus et pourrez confondre des individus homonymes. Quand on a qu'un trentaine d'individus au départ, c'est facile mais ensuite... pensez au fait qu'à chaque génération, le chiffres grossit à la puissance deux !

    Voici un petit tableau que j'ai trouvé et que je trouve fort utile pour repéré les générations et les individus en fonction de leur numéro :

    S comme...la numérotation Sosa Stradonitz

    Les chiffres de la quinzième génération vous donne déjà une idée du nombre de personnes potentielles dans votre arbre. Et ça, ce ne sont QUE vos ancêtres directs ! Imaginez en y ajoutant leurs frères et soeurs, les nièces et neveux, etc...

    Bien sûr, il y aura toujours quelques "branches mortes" qui réduiront ce chiffre, j'entends par là les branches relatives aux enfants nés "de père inconnu" (dans ce cas-ci, pas de branche paternelle à grimper et découvrir) ou le cas des "enfants trouvés" dont l'ascendance vous sera complètement inconnue.

    Mais il y a aussi les implexes, ces individus qui, par le hasard des mariages entre branches se retrouvent à plusieurs endroits sur votre arbre et ont donc, plusieurs numéros ! (mon record pour le moment est de trois numéros différents pour un même individu).

     


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  • Le classement des documents généalogiques

    Les documents, preuves de chaque évènement propre à la vie de chacun de mes ancêtres s'amoncellent.
    Pour chacun d'eux il faut compter un acte de naissance ou de baptême ; un ou plusieurs actes de mariage (parfois les actes de divorce) et un acte de décès. Pour les hommes, je peux ajouter la fiche matricule correspondant à leur inscription au service militaire.

    Au début tout va bien, avec le temps, on est vite submergés. Et j'ai longtemps eut du mal à retrouver un document.

    Pour tous les ancêtres directs, tout va bien là encore. Ils sont imprimés, et rangés dans une pochette avec la fiche correspond à la personne. Tout le monde étant rangé dans l'ordre de leur numéro Sosa dans différents classeurs. Pour tout les collatéraux, comment faire ? Car eux non pas de numéro sosa... alors j'ai cherché longtemps un système qui me permettrait de retrouver facilement n'importe quelle info documentaire propre à un individu en particulier.

    Une proposition de classement : c'est le mien, il n'est sans doute pas parfait mais j'y travaille encore.

    Un dossier informatique correspondant à un PATRONYME dans lequel je vais trouver :

    => Une série de dossiers nommés en fonction des couples. Nommés ainsi : "Sosas [n°] et [n°] - Prénom(s) et NOM".

    Ce dossier referme ensuite tous les documents propres à ce couple en particulier (Actes de naissance, baptême, mariage et décès), les recensements et/ou tout autre type d'information. J'ajoute aussi les documents propres au parcours militaire, ou tout autre type de document que je pourrais retrouver.

    => J'y inclus aussi les actes de naissance et de décès de leurs enfants morts en bas-âge.
    Et uniquement ceux-là, car ceux qui se sont mariés ou sont restés célibataire ont donc leur propre dossier.

    => Si il y a plusieurs mariages associés à l'un ou l'autre voire les deux, des sosas concernés, il y aura un sous-dossier correspondant au mariage, auquel j'ai ajouté une lettre (de A à Z... mais bon, ça ne dépasse jamais plus de quatre remariages en général) devant le nom de l'individu concerné.

    Je trouverais également les dossiers de la fratrie du mari - puisque rangés par patronyme - numérotés ainsi :
                                          "Fr-N°SOSA-Prénom(s) et NOM / Prénoms et NOM de l'épouse"


    Concrètement, qu'est-ce que ça donne ?

    Dans mon dossier PATRONYME - DUTRIAUX je retrouve par exemple les dossiers suivants :

    E comme... Et comment classer tout ça ? #Challenge AZ

    Le dossier Sosas 104 et 105 - Louis DUTRIAUX et Marie Elisabeth DEBACQ comportent...

    • Sosa 104-A - Louis DUTRIAUX / CARON Augustine
    • Fr-104-1 - Jean François DUTRIAUX / WATELLIN Marie Henriette
    • Fr-104-2 - Marie Cath. Jerônime DUTRIAUX / PARSIS Florent
    • Fr-104-3 - Jean-Baptiste DUTRIAUX / DEBACQ Marie-Augustine
    • Fr-104-4-A - Gabrielle Honorine DUTRIAUX / TROUVAIN Pierre Nicolas
    • Fr-104-4-B - Gabrielle Honrine DUTRIAUX / THIERRY Nicolas Joseph
    • Fr-104-5 - Marie Honorine DUTRIAUX / DEHAUT Jean Nicolas

      Etc...etc...

      E comme... Et comment classer tout ça ? #Challenge AZ

    => Dans cet exemple, je sais que ces dossiers concernent les mariages des individus appartenant à un même fratrie.

    - L'ancêtre direct a un dossier "NUMEROS SOSAS - Prénoms NOM / Prénoms NOM du ou de la conjoint(e)".
    - Si remariage j'ajoute une lettre majuscule (de A à Z... en général, ça va rarement au-delà de la lettre D)
    - Les membres de sa fratrie qui se sont mariés sont nommés "Fr-104 (Fratrie du sosa n°104) + Prénoms NOM / Prénoms NOM du ou de la conjoint(e)".

    Important : Je ne créé pas de dossier tant que je ne retrouve pas un mariage.

    - Les documents des frères et sœurs restés célibataires sont dans le dossier de leurs parents - Éventuellement dans des dossier distincts (si je dois y ajouter par exemple, des actes liés à leurs service militaire ou autre. Les enfants morts en bas-âge, pour lesquels ont a donc que peu de documents ne sont pas dans des dossiers individuels).

    • Sosa 104-A-1 - Augustine Marie Louise DUTRIAUX / DUTRIAUX Henri François
      (=> Augustine est donc la fille de mon Sosa 104, issue de son premier mariage)
    • Sosa 104-A-2 - Louis Elysée DUTRIAUX / LEGUILLIER Virginie (=> Elysée est le frère d'Augustine, ils ont les mêmes parents)

    • Sosa 104-A-1-3-A - Charles François Edmond DUTRIAUX / DUTRIAUX Eugénie Zéline Marie
    • Sosa 104-A-1-3-B - Charles François Edmond DUTRIAUX / CLERVOY Charlotte Victoria
      => Dans ce cas, il s'agit des deux mariage du troisième fils d'Augustine. Petit-fils de mon Sosa 104.


      Les neveux et nièces de mon Sosa 104 sont numérotés ainsi :
    • Fr-104-1-1 - Jean-François DUTRIAUX / DERAME Rose
    • Fr-104-1-2 - Nicolas Joseph DUTRIAUX / HAGNIET Adélaïde
    • Fr-104-3-1 - Jean Baptiste Augustin Joseph DUTRIAUX / Eugénie Octavie CAGNIART
    • Fr-104-3-2 - Augustine Henriette DUTRIAUX / LIENARD Eugène Honoré

      Et ainsi de suite pour leurs descendants...
    • Fr-104-1-1-1 - Elisa Angéline DUTRIAUX / CHOISY François Iséry
    • Fr-104-1-1-3- Hortense Anasa DUTRIAUX / GARCERAND Léon Alphonse

    => Le fait de garder le "Fr-104" me permettra de savoir tout de suite de quelle fratrie descend un individu, et donc de retrouver "facilement" l'ancêtre commun de deux cousins très éloignés.

    Dans le cas de Louis DUTRIAUX, il s'est rémarié à Cuvilly avec Marie Elisabeth DEBACQ (ma Sosa n° 105), leur "dossier mariage" est donc inscrit en commençant par "Sosa 104 B et Sosa 105 - Louis DUTRIAUX et DEBACQ Marie Elisabeth"

    • Sosa 104-B-1 - Joseph Léon Jules DUTRIAUX / BINET Adzire (Il est donc leur premier enfant)

      Il y a aussi le "dossier-couple" de leur fils Nicolas DUTRIAUX, dont je suis la descendante. Il a donc son propre numéro Sosa et donc un dossier nommé ainsi :
    • "Sosas 52 et 53 - Nicolas Albert DUTRIAUX et Sophie RAGOT".

    Leurs descendants suivront la même numérotation de départ. Mais dans ce cas précis, ils n'ont eut qu'un fils, qui a donc son propre numéro, ils n'ont eut qu'une seule unique petite-fille, qui a aussi son propre dossier numéroté (dans le dossier correspondant au patronyme de son époux).

    Bien entendu, chaque fichier contenu dans un dossier est clairement nommé comme suit :

    - Naissance de "Prénoms + NOM - Année - Commune"
    - Décès de "Prénoms + NOM - Année - Commune"
    - Mariage de "Prénoms + NOM et Prénoms + NOM - Année - Commune
    - Fiche Matricule de "Prénoms + NOM"

    De même toute sorte de documents diverses : Reconnaissance d'enfant, Divorce, Fiches Matricules voire même des coupures de journaux, etc...

    Des sous-dossiers nommés "Communes (Département)" dans leur dossier me permet de voir que le couple a bougé. J'y range en général les recensements sur lesquels ils figurent, éventuellement des images et des infos sur la commune en question.

    Dans ce cas je les note : "Recensement de - Nom de la commune - Année"


    Croulant sous les documents, j'ai réfléchi à ce système il y a peu de temps. Pour l'instant il fonctionne, mais je suis loin (très loin) d'avoir tout trié. Du coup je ne sais pas si ça va tenir la route sur le long terme...

    Si vous avez des idées, ou une autre méthode de classement, je suis curieuse, n'hésitez pas à la partager !

     


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  • Pour la lettre S du Challenge Généalogique, je vais rester en quelque dans la thématique du centenaire de l'armistice en vous parlant des soldats de ma famille, ou plus précisément, de mes recherches sur les soldats. C'est une chose que je ne faisais pas quand j'ai commencé la généalogie, la professeure qui nous a initiés à la généalogie ne nous ayant parlé que de l'État Civil en particulier (puisque cours d'éducation civique) et de l'organisation des archives. Puis avec les années, j'ai commencé à chercher, pour avoir autre chose que trois ou quatre portraits (ce qui est déjà bien, c'est vrai).
    La série R des archives, et les fiches matricules, est celle que j'exploite le plus en ce moment.


    Mon projet actuel (en plus de quelques autres, je suis multi-tâche) et de systématiquement retrouver la fiche matricule des hommes de mon arbre, à ajouter au traditionnels actes Naissance-Mariage(s)-Décès. J'ai beaucoup de retard à rattraper mais il me suffit de reprendre branche après branche."L'avantage", c'est que ces fiches ne concernent qu'une période "restreinte", puisque ne sont concernés que les soldats et sous officiers nés entre 1847 et 1906. Je vous l'accorde, ça peut finalement concerner beaucoup d'individus.

    L'intérêt de la recherche ? Le fait que, en plus de l'état civil du soldat figure sa description physique avec toutes les particularités : taille, couleur des yeux et des cheveux, forme du visage, de la bouche... ce qui, à défaut d'une photographie, permet d'imaginer un visage.

    Où chercher ? Quelles archives ?

    Les conscrits ont été recensés à l'adresse de leur domicile lorsqu'ils avaient vingt ans ou sur leur lieu de naissance, en fait là où ils étaient inscrits de leur initiative ou d’autorité.
    Le registre-matricule des états de services est tenu par canton ou par arrondissement et par classe de recrutement. Sur ce registre figurent les états de services des conscrits. Ce registre matricule du canton, est ensuite déposé aux A.D. sans que les états de services individuels soient répartis dans les A.D. suivant leur lieu de naissance. Pour le localiser il faut vérifier où se situe le lieu de recrutement concernant la commune Les limites administratives militaires ne recoupent pas toujours les limites administratives civiles et politique. Il peut se faire que des localités dépendent de l’une et de l’autre.

    C'est en ne trouvant pas l'un de mes ancêtres loirétain dans les archives du département que j'ai découvert par hasard qu'à l'âge de vingt ans, il vivait en Seine-et-Marne. C'est souvent là-bas que je retrouve quelques uns de ceux qui ont quitté le Loiret.

    Être inscrit sur la liste de recrutement de l'armée était obligatoire. Au point que j'en retrouve la mention sur plusieurs actes de mariage de mes ancêtres du Loiret (et certainement d'ailleurs, mais c'est ma branche la plus fournie). En effet, je vois régulièrement la mention - pour des actes à partir du milieu du XIXème siècle - que le futur époux "à satisfait à la Loi sur le Recrutement de l'Armée et appartient à la réserve de l'armée active, ainsi que le constate son livret militaire qu'il nous a communiqué." Il est rare donc, de ne pas y retrouver un ancêtre.

    J'aime bien découvrir les différents régiments auquel ils ont appartenu, qu'ils aient ou non participé à un conflit armé. Infanterie, Artillerie, Cuirassiers... l'un des mes trisaïeul était même dans un régiment de "vélocipédistes" (j'en parlerais sûrement dans un autre article, car ils sont peu connus), chaque nouveau régiment est une part d'Histoire.

    Le petit plus, c'est retrouver dans les papiers familiaux, ou parfois aux archives, les cartes de combattant. Ces cartes ont été délivrées à la fin des années 20 / début des années 30 à tous ceux qui furent soldats pendant la Grande Guerre mais pas seulement : on trouve également des cartes pour les combattants de la guerre de 1870, ou de tous les conflits qui ont pu avoir lieu avant l’établissement desdites cartes. Son contenu est on ne peut plus simple : le nom et les prénoms et la date et le lieu de naissance… et surtout ce qui intéresse au premier chef le généalogiste : la photo d’identité ! Cette carte offrait divers avantages à son détenteur, avec en premier lieu le droit à la retraite du combattant, ainsi qu’à quelques avantages honorifiques ou fiscaux.

    Et ensuite ?

    Une fois les régiments identifiés, pour les hommes ayant participé à des conflits armés (je pense notamment à la première Guerre Mondiale), vous pouvez retrouver plusieurs choses. D'une part l' Historique de Régiment et ensuite le Journal de Marche et des Opérations (JMO) du régiment.

    La quasi-totalité des JMO sont conservés au SHAT (Service Historique de l'Armée de Terre, au Château de Vincennes), ceux de presque tous les régiments d'infanterie étant microfilmés. Les JMO originaux sur papier ne sont pas photocopiables. Les microfilms sont reproductibles quand le lecteur-reproducteur fonctionne. Les microfilms peuvent aussi être dupliqués, par bobine entière ou en partie, après acceptation et paiement d'un devis établi par le SHAT.

    Il n'y a que de très rares informations à caractère individuel sur les sous-officiers et soldats. Cependant, connaissant les dates d'affectation du militaire qui vous intéresse, la lecture du JMO sur la période considérée restitue parfaitement son cadre de vie. A fortiori, les circonstances de sa mort peuvent apparaître clairement.

    Pour ce types de recherches, je conseille fortement un site devenu une référence http://www.chtimiste.com/


    S comme... Suivre les traces des soldats #Challenge AZPour les autres conflits plus anciens, les recherches sont plus compliquées, mais pas toujours impossibles. Notamment pour les soldats de Napoléon. Car oui, les registres des matricules napoléoniens ont été numérisés et sont aussi accessibles sur le site de Mémoire des Hommes, de même, un très grand nombre, grâce à un projet collaboratif, ont été relevés sur le site de Geneanet.

    Ces registres contiennent, en plus des dates de naissance et décès attendues, le signalement du soldat (sa description physique), ses états de service, et ses distinctions. Tous ne figurent pas sur Mémoire des Hommes, mais les 1191 registres auxquels vous pourrez accéder représentent tout de même 38% des soldats enrôlés.

    Un site intéréssant pour le généalogiste, sur lequel j'ai retrouvé quelques ancêtres, la base de données concernant les Médaillés de Sainte-Hélène. La médaille de Sainte Hélène, créée par Napoléon III, récompense les 405000 soldats encore vivants en 1857, qui ont combattu aux côtés de Napoléon 1er pendant les guerres de 1792-1815. Vos ancêtres napoléoniens y sont forcément, s'ils étaient encore en vie à l'époque, bien sûr. Vous pouvez effectuer vos recherches ici : Les Médaillés de Ste-Hélène.


     

    Les défenseurs de la Patrie, l'un de mes ancêtres est désigné comme tel sur l'acte de naissance de l'un de ses enfants. Martin BAUJARD (ou BEAUJARD selon les actes), né le 28 août 1779 à Civray (Cher).

    En 1791 et 1792, dans la crainte que les tensions entre la France révolutionnaire et l’Europe monarchique débouche sur une guerre, on fit appel aux volontaires pour assurer la sécurité aux frontières. Ces volontaires, véritable défenseurs de la Patrie, furent incorporés dans les différents bataillons de l’armée.
    L’envoi d’un fils ou d’un mari à l’armée plongeait parfois certaines familles dans la nécessité, incapable de subvenir à leurs besoins.
    La loi du 26 novembre 1792 décréta de porter secours et pensions aux familles des défenseurs de la Patrie. On dressa, ainsi pour chaque commune une liste nominative des volontaires engagés dans l’armée.

    Ces listes donnent pour chaque commune, le noms des parents du volontaire, le nom du soldat, la désignation de leur bataillon, sa date d’enrôlement et parfois celle de son décès.

    De plus, ce document donne aussi la date de naissance des parents du défenseur de la Patrie, date qui est parfois antérieure au premier registre paroissiaux disponible pour le généalogiste.

    Je n'ai pour le moment, pas réussit à exploiter cette piste...


    Liste des sites indispensables :

    Mémoire des Hommes : Il répertorie tous les hommes "Morts pour la France" 1914-18 et 39-45, en Afrique du Nord 1952-1962, Journaux des Marches et Opération ou JMO.

    Grand Mémorial : Recherche dans les archives numérisées des registres matricules indexés et dans le fichier des Morts pour la France.

    MemorialGenweb : Relevés de monuments aux morts, soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation, « Morts pour la France »

    Base Léonore : Les légionnaires dans l'ordre de la légion d'honneur.

    Les Invalides : Les militaires reçus à l'hôtel des Invalides

    Les médaillés de Saint-Hélène : Les soldats de Napoléon récompensés en 1857

     


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